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Voici presque qu'une année que l'atelier laine a vu le jour.... il est temps de faire un petit bilan et un nouvel édito.... Aussi, pour ceux qui découvrent le site, il vous sera toujours possible de lire et d'accéder à la première "Paroles de lainière" et comprendre ainsi la philosophie de vie que nous avons adopté.

Le printemps de cette année nous a, comme une promesse, amené une petite brebis du nom de Pelote, un petit agneau "Bambi" et une petite chèvre Angora du nom de "Bigoudi"....Ce n'est que bonheur que de les avoir auprès de nous. Avec notre chien "Hutch", ils nous offrent cet amour inconditionnel nécessaire à notre bonheur.

En parallèle, au fil des saisons nous avons travaillé notre laine en respectant ses cycles. Au fil des saisons, nous avons rencontré des gens formidables qui partagent cette passion ou en tout cas ce désir de "retour" vers une philosophie de vie en harmonie avec les choses les plus simples et les plus essentielles à la vie, en harmonie avec la nature tout simplement. Nous ne rejetons en aucun cas l'évolution et la modernisation mais il est temps de " revenir à nos moutons" avant qu'il ne soit trop tard ! Tous les jours nous constatons que Dame Nature reprends ses droits et envoi "des signaux de plus en plus forts" aux hommes qui sont allés trop loin. Pendant des millénaires l’homme a évolué à un rythme bien différent de celui d’aujourd’hui, mais à un rythme en accord avec l’évolution de la terre. En harmonie avec elle, il a construit des édifices s’élevant vers le ciel, il a monté chaque pierre une à une. L’homme a cultivé, habillé, enseigné… mais toujours, il a respecté la nature et les éléments avec une priorité essentielle : s’adapter à eux ; Il transmettait, comme un récit qui traverse l’histoire, le savoir des anciens de génération en génération et ce jusqu’à ce jour où l’enfant pensait savoir et comprendre plus et mieux que son père.
Certain me diront : "Mais c’est ça l’évolution, il faut des nouveautés, il faut avancer, et les jeunes sont sources de création et d’avenir !"
Nous sommes entièrement d’accord mais celà ne doit en aucun cas se faire au dépends de tout et de tous. Aujourd’hui, comme une grosse éponge que l’on plonge dans l’eau et qui, en un clin d’œil se développe encore et encore, les dernières décennies ont pris une autre dimension. Tout s’accélère, tout devient énorme, gigantesque… Sûrement un jour, comme cette grosse éponge, quand il n’y aura plus d’eau, quand l’homme aura puisé et éparpillé toutes les richesses et réserves de la terre, elle régressera, s’asséchera et redeviendra poussière… Si par bonheur l’homme reprend conscience de l’importance de cette eau, on l’utilisera avec parcimonie, on l’écoutera de nouveau chanter et l’éponge reprendra alors une dimension humaine.
En attendant, le monde se développe vite, trop vite, laissant de côté les valeurs morales des hommes qui perdent étrangement la mémoire et abandonnent leur terre nourricière. Cette douce terre ne les avait pourtant jamais laissés orphelins… Aujourd’hui beaucoup de ses enfants la méprise, la détruise ou l’ignore. Comme une femme, elle pleure en silence devant tant d’ignorance, d’arrogance et de méchanceté mais sûrement qu’un jour elle se mettra en colère. Alors peut-être l’homme redeviendra t’il l'enfant et respectera t’il de nouveau celle qui lui a donné la vie !

Nos aïeuls n’avaient pas de stations météorologiques et de satellites pour prévoir le temps… Observer le soleil, les nuages, le ciel, les animaux, écouter le vent, la nature… ils savaient le faire remarquablement et le temps se posait là, ne défiant pas les prédictions des anciens qui savaient les lire.
Nos aïeuls savaient apprivoiser la nature. De leur mains, de leur sueur, ils ont planté des arbres et des haies, abritant des nuées d’oiseaux protecteurs qui détruisaient les nuisibles, protégeant les cultures des vents et des pluies en régulant l’eau… une chaîne naturelle et biologique se formait pour produire et nourrir. Aucun maillon ne manquait… C’était bien avant que ne se manifeste ce prédateur avide de rendement, remembrant les terres et détruisant tout sur son passage.
Aujourd’hui, on produit en abondance mais ne nourrit plus… des enfants meurent de faim partout dans le monde.

Aujourd’hui les produits cultivés répandent leurs poisons, ceux là même absorbés pour permettre de mieux résister aux intempéries, aux nuisibles et aux maladies.
Aujourd’hui un maillon manque… et les autres se perdent.

Nos aïeuls construisaient d’immenses édifices… Des cathédrales touchaient les étoiles, des églises et des abbayes majestueuses vibraient et se gorgeaient de prières ; des maisons, des bourgs et des villages prenaient vie. Le monde désormais, voit s’élever des bâtiments qui regardent de haut nos cathédrales et nos beffrois, mais faute de logement, des gens meurent dans la rue dès les premiers frimas de l’hiver. Qu’il était doux le feu dans l’âtre qui habitait toutes les maisons de nos anciens, réchauffant les lieux et les cœurs, accueillant les âmes perdues.
Nos aïeuls connaissaient l’essentiel… cet essentiel nécessaire à la vie, celui là même en relation et en symbiose avec la terre. Le soleil, le vent, les nuages, les plantes qui guérissaient, le sol qui nourrissait… Tout ces éléments, ils les apprivoisaient, seulement et uniquement apprivoiser. En aucun cas, ils ne se mesuraient à leurs pouvoirs en voulant les dominer. Ils étaient en harmonie avec la nature, ils observaient, la respectait pleinement. Aujourd’hui cet essentiel se meure souvent dans l’oubli.
Certes comme dans chaque chose de la vie, il y a du bon dans l’évolution, mais a-t-on le droit aujourd’hui, au nom de l’orgueil, la jalousie, la jouissance, l’appartenance et l’argent, de détruire notre mère la terre, détruire le travail et le savoir de nos aïeuls sans respect, aucun, de leur enseignement ?
A-t-on le droit de se nourrir d’orgueil et de possession en oubliant les valeurs fondamentales de l’Humanité avec un grand H, valeurs qui ne devraient être que tolérance, respect des hommes et de la planète ? Nous ne sommes qu’un minuscule maillon d’une longue chaîne, et les connaissances des uns et des autres forment un tout, une grandeur.

Alors si un jour votre cœur est triste, si tout va trop vite et vous envahit de chagrin, sortez et regardez le ciel, le soleil ou les étoiles et émerveillez vous du spectacle qu'elles vous offrent. Il y aura toujours une petite fée qui allumera un immense soleil dans votre cœur.
Toute cette immensité a été créée pour ça et sans fausse note, aucune.
Peut-être dans ces instants là vous pourrez être acteur et auteur de votre bonheur comme nous le sommes aujourd'hui en travaillant une des plus vieille fibre naturelle dans le respect de la matière et de l'environnement. Chaque jour est un émerveillement !

 

 

 

 

 

 

 

Cathy la Lainière
"Vivre simplement, c'est vivre en prenant le temps et en prenant soin de ce que la nature nous offre en présent"

 

La Teinture Végétale

 

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